Coups de ❤ LECTURES #5 : spécial india



Voyager dans un pays, ça passe aussi par les livres pour comprendre encore plus sa richesse culturelle. Vous trouverez donc ici les livres qui m'ont accompagnés pendant mon voyage initiatique en Inde. Certaines parties de cet article sont en anglais car c'est dans cette langue que je les ai lues donc j'espère que cela n'entravera pas la lecture de cet article ! :-)



Le dieu des petits riens, Arundhati Roy


4° de couverture :

Rahel et Estha Kochamma, deux jumeaux de huit ans, vivent en Inde, entourés de leur grand-mère, Mammachi, qui fabrique des confitures trop sucrées, de l'oncle Chacko, un coureur de jupons invétéré, esprit romantique converti au marxisme pour les besoins de son portefeuille, de la grand-tante Baby Kochamma, qui nourrit un amour mystique pour un prêtre irlandais, et de leur mère Ammu, désertée par son mari, qui aime secrètement Velutha, un Intouchable. Un drame va ébranler leur existence et les séparer. Comment réagir quand, à huit ans, on vous somme de savoir «qui aimer, comment et jusqu'où» ? Comment survivre quand, après un événement affreux dont on a été témoin, on vous demande de trahir la vérité pour l'amour d'une mère ?Un récit envoûtant, plein d'humour et d'émotion, servi par une écriture neuve et poétique, qui recrée le monde de l'enfance - celui de l'imaginaire et de la liberté.


Mon avis :

Lire ce roman en Inde, au même moment où je commençais mon périple dans le Kerala, état où se situe l’histoire, fût tout à fait intéressant. Bien que l’histoire se déroule dans les années 60, j’avais l’impression que l'auteure décrivait ce que je voyais. Par exemple, quand elle décrit l’attente très longue à un passage à niveau, la présence du parti communiste, la vie tranquille dans les backwaters, l’influence de l’église ou encore la tenue traditionnelle des hommes du sud. Ce qui m’a le plus bouleversé dans ce livre, c’est son écriture si poétique pour raconter l’Inde, ses paradoxes et ses drames liés aux castes. Je conseille d’autant plus ce livre qu’il s’inspire de l’enfance de l’auteure au Kerala qui est devenue depuis une femme engagée, militante écologiste, féministe, altermondialiste et anticapitaliste. Elle dresse un dur portrait de l'Inde pour réveiller les consciences.



Indu Boy, Catherine Clément


4° de couverture :

Fille unique élevée sans amour, elle est éduquée en garçon – et en blanc pour se battre contre les Anglais qui se croient propriétaires de l'Inde. Son père est en prison, sa mère, tuberculeuse, hante les sanatoriums européens tout en contaminant sa fille. Celle qui a choisi le surnom d'Indu Boy dans sa première enfance devient, loin de son pays natal, une jeune Occidentale polyglotte. Elle s'appelle Indira Nehru. Avec ses cheveux coupés à la Jeanne d'Arc, la fille de brahmane fait scandale en se mariant à un parsi désargenté, Feroze Gandhi. Il l'aime. Et elle ? Pas du tout. Elle a juste choisi un père pour ses futurs enfants. Sans la force d'Indu Boy, Indira n'aurait pas pu devenir quatre fois Premier ministre de l'Inde, vaincre le Pakistan, aider à la naissance du Bangladesh en guerrière, tenir tête aux présidents américains, combattre les sikhs du Temple d'Or, à Amritsar. Tout lui réussit, sauf la famille. Elle divorce et perd son plus jeune fils. Alors, tout bascule. Celle qui était athée devient une bigote de l'hindouisme, celle qu'on adorait se fait haïr sans le vouloir. Celle que le sexe révulsait vieillit sans amour. Est-ce le remords ? Tout indique qu'Indira Gandhi a contribué à son propre assassinat. Elle meurt foudroyée par ses gardes sikhs en 1984. Un destin dont Catherine Clément a fait une légende.