Impermanence de la Vie : comment l’accepter et la sublimer


Dans le bouddhisme, l’impermanence est la loi universelle, anitya, en sanskrit. Bouddha enseigne ainsi que la cause de nos souffrances provient de notre attachement à tout ce qui ne dure pas. Pour se prémunir de ces déchirements intérieurs, il faut être capable de percevoir et d’accepter l’impermanence des choses. Puis, de rediriger notre intérêt vers ce qui nous apporte une réelle satisfaction. Facile à dire, n’est-ce pas ? Explorons ensemble diverses manières d’accueillir ce concept, et en particulier, au travers de la création, du yoga et de la réalisation d’un projet de vie. Pour cela, il te faudra tout d’abord faire face à un obstacle majeur : le lâcher-prise.

Lâcher-prise, pourquoi est-ce si difficile ?

Quand on parle de lâcher-prise, on pense immédiatement au fait de devoir perdre le contrôle. Le même problème se pose pour accepter l’impermanence. Nos peurs nous paraissent trop grandes et trop nombreuses, elles nous bloquent.

La peur se cache derrière le changement, l’inconnu, le futur ou encore les aléas de la vie. Pour la surmonter, nous sommes nombreux à ressentir le besoin de tout planifier. Or, nous consommons une énergie folle en nous agrippant aux détails et en luttant pour que rien ne change. Et lorsqu’un imprévu survient, nous sommes assommés, en proie à la souffrance et incapables de réagir.

Pour t’éviter de vivre des moments aussi pénibles, il est indispensable de comprendre qu’il est humain d’avoir peur, cependant, tu ne dois pas te réduire à cela. Encore une fois, la peur elle-même s’évanouit, car elle prend racine dans nos émotions.

« La peur n’empêche pas la mort, la peur empêche la vie »

Je ne t’invite pas ici à tout envoyer balader et à ne plus rien faire, mais plutôt, à vivre de manière plus détachée grâce à ces 2 préceptes :

  • Vis dans l’instant présent, en pleine conscience.

  • Définis une intention, un but qui t’inspire au quotidien et te donne une direction, mais qui ne t’obsède pas.

L’impermanence des choses

Dans mon précédent article sur la notion de moksha, je survolais le principe d’impermanence dans le but de t’aider à te libérer des émotions et des pensées négatives et douloureuses qui te perturbent. Toutefois, ce concept ne se limite pas à ce qui traverse ton esprit. Cela touche également aux relations, aux sensations physiques, à la personne que tu es ou à tes objectifs de vie. TOUT est impermanent.

La notion de notre propre impermanence est peut-être l’une des plus riches d’enseignement, car elle nous démontre que nous avons la capacité et le droit de nous transformer tout au long de notre vie. Un terrain de jeu inouï s’ouvre alors et je te propose de le parcourir à mes côtés grâce à un thème qui m’est cher, la créativité.

L’impermanence du processus créatif

La créativité n’est pas linéaire. Elle n’est pas non plus prévisible. Lorsque je me lance dans la réalisation d’un pastel, je ne sais pas où cela me mènera. J’ai peut-être une bribe d’idée en tête, une image ou une couleur, mais le résultat m’est alors inconnu. Et c’est bien là que résident toute l’intensité et la magie de la créativité.

Le processus créatif est un chemin libérateur au cours duquel on entre dans le flow. Ce chemin est tout aussi important, voire plus que le fruit de notre travail. En effet, une fois notre œuvre accomplie, on cherche à goûter à nouveau aux sensations du flow, à replonger dans cet état semi-conscient où notre attention est entièrement tournée vers la création. À cet instant, notre cerveau fourmille, les idées fusent, puissantes, claires et évidentes.

C’est en se libérant de la pression du résultat et en se laissant aller pleinement et consciemment que l’on peut faire parler sa créativité.

Anitya dans le yoga

Avant une séance de yoga, tes besoins ne sont pas toujours les mêmes. Ils varient entre le matin et le soir, depuis le moment où tu as découvert cette pratique et aujourd’hui, après une journée difficile nerveusement ou avant d’attaquer un projet enthousiasmant.

Dans tous ces cas de figure, savoir être à l’écoute de ton corps et de ton mental est primordial afin d’adapter ta pratique et de t’offrir ce qui te fera du bien, ici et maintenant. C’est dans cet état d’esprit que j’ai pu composer tour à tour des cours de Power flow ultra dynamisant puis, des cours de yin yoga, lents et profonds afin d’ancrer le travail sur les 7 chakras.

Le yoga est si vaste qu’il s’ajuste à toutes les situations et fournit toujours une solution au yogi. Je t’invite donc à tenter l’expérience d’une pratique libre. Pour cela, commence par t’assoir en lotus et à te recentrer grâce au souffle. Observe tes sensations, note-les. Fais de même avec tes pensées et tes sentiments.

En fonction de ton état d’esprit et de ton énergie, tu sauras décider du type de yoga et d’asanas à réaliser. Dynamique ou lent, au sol ou debout, rotations ou extensions, un travail sur l’ouverture du bassin ou des épaules, des postures maintenues plus de 2 minutes ou un enchainement fluide et continu, etc. La clé est donc dans l’intention et l’analyse de départ.

Le but d’une pratique autonome et créative est de te faire entrer dans un état de flow. Pour cela, il est indispensable de commencer par te recentrer et te connecter à ton être tout entier. Je peux t’affirmer que ta pratique en sera transformée. Cela se traduit par un corps plus flexible, des postures réalisées sans ressentir de blocage ou de rigidité, un ancrage profond et donc des équilibres tenus plus naturellement, etc. Cette connexion du corps et de l’esprit ne te quitte plus et l’enchainement des postures et de la respiration est plus fluide, évident et intensément régénérateur.

La première fois que j’ai vécu cette expérience de flow sur mon tapis, j’étais habitée d’un sentiment de gratitude immense qui ne m’a quitté que longtemps après. Aujourd’hui, c’est toujours le cas, et cela s’accompagne d’un profond apaisement et d’un sentiment de bien-être. Le meilleur des antidépresseurs !

L’impermanence dans le processus de coaching

On n’ose souvent pas se lancer dans un projet pro ou perso par peur d’échouer ou parce que notre besoin de tout contrôler, notre perfectionnisme aussi, nous bloque. Résultat, on procrastine. C’est là qu’un. e C